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Il fût un temps où les soirées d'élection étaient pour nous l'occasion de repas entre amis, chez l'un ou l'autre, de préférence avec ceux d'entre nous qui avaient la même sensibilité politique, plutôt à gauche donc, pour éviter, le vin aidant, que la soirée ne tournât mal. Soirées d'abattement comme en 2002 où nous n'arrivions pas à croire que Jospin ait été devancé par Le Pen, ou de joie, en 2001 quand Delanoë avait pris Paris avant d'aller courir place de l'hôtel de ville recevoir symboliquement de ses mains les « clés de la ville », ou en 2004 où nous avions débouché le champagne pour le raz de marée de gauche aux régionales. Tout cela est terminé. Ce fût la dernière. Certes je continue à regarder les soirées électorales, je ne me désintéresse pas du résultat, mais nous n'avons plus rien à célébrer car j'ai le sentiment de ne plus appartenir à aucun des deux camps. Il ne faut pas y voir là une quelconque défiance envers le politique, je suis très loin du « tous pourris », je crois être indemne de tout poujadisme, mais je ne me sens en mesure de  voter pour aucun des deux grands partis, ni l'UMP bien sûr, cette impossibilité est quasi « génétique » chez moi (je suis bien plus anti UMP qu'anti- sarkozyste), ni socialiste car je ne saurais pas de quel parti socialiste il s'agit tant ses propositions sont illisibles. Je ne parle pas là des « deux » partis socialistes auxquels Jacques Julliard se réfère dans le dernier numéro du Nouvel Observateur (mon seul abonnement reste fidèle à gauche…), le parti des collectivités (celui qui gagne les élections locales) ou le parti National (celui qui perd les élections importantes), mais des courants idéologiques qui le traversent. J'espère, même si j'en doute, que d'ici 2012, une fois le candidat présidentiel désigné on y verra plus clair, mais ce qui se passe au niveau des collectivités pourrait se révéler crucial dans la désignation de ce candidat.
« Après Martine fait de a Bicyclette, Martine en vacances, etc, il y a maintenant Martine à Montpellier » s'est esclaffé avec un humour indiscutable George Frêche lorsque Martine Aubry est venu soutenir, avec le succès que l'on sait,  la candidate du PS (celle-ci va d'ailleurs perdre sa mairie car elle n'avait eu ce poste que grâce à Frêche!). Il se trouve que l'exclusion des socialistes de l'Hérault pourrait s'avérer être un tournant dans la désignation du candidat socialiste. Le hasard a voulu que j'ai eu ces derniers jours des nouvelles « fraîches » de la situation locale à la fois par des amis qui se sont installés à Montpellier du fait d'une mutation professionnelle (pas de ceux qui participaient à nos soirées précédemment citées car ils sont chiraquiens tendance Seguin) et par un professeur de médecine à Montpellier lors un  lors d'une réunion de travail. J'ai constaté d'abord, quelles que soient les orientations politiques, qu'il y avait un capital de sympathie indéniable pour Frêche et qu'on se gaussait de l'agitation parisienne. Mais surtout on m'a fait prendre conscience que le moment où interviendrait la réintégration des exclus serait capitale, avant ou après la désignation du candidat : la fédération de l'Hérault est en faveur de Strauss-kahn…on comprend que Fabius ait prôné l'exclusion. Martine Aubry l'a emporté sur Cruella grâce à un trucage électoral, on espère qu'elle ne gardera pas le parti sur un second tour de passe-passe. Ceci étant dit si Martine Aubry arrive à fédérer le parti sur une ligne sociale libérale (oui je sais on appelle cela aussi social-traître, ne vient on pas de me lancer que, comme Pierre Bergé, je serais sûrement de droite si je n'avais pas la chance d'être homosexuel ; cela s'inscrit en négatif de ce qu'on a écrit sur le menu de l'adolescent d'extrême droite que je fus lors du repas de fin d'études après mon bac: « au gauchiste qui s'ignore »), elle reste pour moi une option.
Ne votant pas à Montpellier, privé de la solution Frêche, je voterai donc blanc. Bertrand lui, travaillant à Trousseau et très sensibilisé à la situation de l'AP-HP, votera Huchon.

Pendant ce temps là je finis la lecture, interrompue par celle du journal de Renaud Camus,  de la « Trilogie berlinoise » de Philip Kerr, thriller en 3 volumes se passant dans l'Allemagne nazie, avant et après la guerre, mêlant des personnages réels du Reich à la fiction. La suite ce cette trilogie, parue 20 ans plus tard, « La mort entre autre », que j'avais lue cet été m'avait enthousiasmé. La « trilogie », aussi plaisante soit elle à lire, l'humour cynique du héros y est pour beaucoup, est loin d'atteindre le niveau de sa suite. L'homophobie de l'auteur, ou en tous cas de son personnage principal, est plus que dérangeante. 
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100319-20037220034ba3a1e81c410.jpg" width="371" height="475" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Il fût un temps où les soirées d’élection étaient pour nous l’occasion de repas entre amis, chez l’un ou l’autre, de préférence avec ceux d’entre nous qui avaient la même sensibilité politique, plutôt à gauche donc, pour éviter, le vin aidant, que la soirée ne tournât mal. Soirées d’abattement comme en 2002 où nous n’arrivions pas à croire que Jospin ait été devancé par Le Pen, ou de joie, en 2001 quand Delanoë avait pris Paris avant d’aller courir place de l’hôtel de ville recevoir symboliquement de ses mains les « clés de la ville », ou en 2004 où nous avions débouché le champagne pour le raz de marée de gauche aux régionales. Tout cela est terminé. Ce fût la dernière. Certes je continue à regarder les soirées électorales, je ne me désintéresse pas du résultat, mais nous n’avons plus rien à célébrer car j’ai le sentiment de ne plus appartenir à aucun des deux camps. Il ne faut pas y voir là une quelconque défiance envers le politique, je suis très loin du « tous pourris », je crois être indemne de tout poujadisme, mais je ne me sens en mesure de  voter pour aucun des deux grands partis, ni l’UMP bien sûr, cette impossibilité est quasi « génétique » chez moi (je suis bien plus anti UMP qu’anti- sarkozyste), ni socialiste car je ne saurais pas de quel parti socialiste il s’agit tant ses propositions sont illisibles. Je ne parle pas là des « deux » partis socialistes auxquels Jacques Julliard se réfère dans le dernier numéro du Nouvel Observateur (mon seul abonnement reste fidèle à gauche…), le parti des collectivités (celui qui gagne les élections locales) ou le parti National (celui qui perd les élections importantes), mais des courants idéologiques qui le traversent. J’espère, même si j’en doute, que d’ici 2012, une fois le candidat présidentiel désigné on y verra plus clair, mais ce qui se passe au niveau des collectivités pourrait se révéler crucial dans la désignation de ce candidat.<br />
« Après Martine fait de a Bicyclette, Martine en vacances, etc, il y a maintenant Martine à Montpellier » s’est esclaffé avec un humour indiscutable George Frêche lorsque Martine Aubry est venu soutenir, avec le succès que l’on sait,  la candidate du PS (celle-ci va d’ailleurs perdre sa mairie car elle n’avait eu ce poste que grâce à Frêche!). Il se trouve que l’exclusion des socialistes de l’Hérault pourrait s’avérer être un tournant dans la désignation du candidat socialiste. Le hasard a voulu que j’ai eu ces derniers jours des nouvelles « fraîches » de la situation locale à la fois par des amis qui se sont installés à Montpellier du fait d’une mutation professionnelle (pas de ceux qui participaient à nos soirées précédemment citées car ils sont chiraquiens tendance Seguin) et par un professeur de médecine à Montpellier lors un  lors d’une réunion de travail. J’ai constaté d’abord, quelles que soient les orientations politiques, qu’il y avait un capital de sympathie indéniable pour Frêche et qu’on se gaussait de l’agitation parisienne. Mais surtout on m’a fait prendre conscience que le moment où interviendrait la réintégration des exclus serait capitale, avant ou après la désignation du candidat : la fédération de l’Hérault est en faveur de Strauss-kahn…on comprend que Fabius ait prôné l’exclusion. Martine Aubry l’a emporté sur Cruella grâce à un trucage électoral, on espère qu’elle ne gardera pas le parti sur un second tour de passe-passe. Ceci étant dit si Martine Aubry arrive à fédérer le parti sur une ligne sociale libérale (oui je sais on appelle cela aussi social-traître, ne vient on pas de me lancer que, comme Pierre Bergé, je serais sûrement de droite si je n’avais pas la chance d’être homosexuel ; cela s’inscrit en négatif de ce qu’on a écrit sur le menu de l’adolescent d’extrême droite que je fus lors du repas de fin d’études après mon bac: « au gauchiste qui s’ignore »), elle reste pour moi une option.<br />
Ne votant pas à Montpellier, privé de la solution Frêche, je voterai donc blanc. Bertrand lui, travaillant à Trousseau et très sensibilisé à la situation de l’AP-HP, votera Huchon.<br />
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Pendant ce temps là je finis la lecture, interrompue par celle du journal de Renaud Camus,  de la « Trilogie berlinoise » de Philip Kerr, thriller en 3 volumes se passant dans l’Allemagne nazie, avant et après la guerre, mêlant des personnages réels du Reich à la fiction. La suite ce cette trilogie, parue 20 ans plus tard, « La mort entre autre », que j’avais lue cet été m’avait enthousiasmé. La « trilogie », aussi plaisante soit elle à lire, l’humour cynique du héros y est pour beaucoup, est loin d’atteindre le niveau de sa suite. L’homophobie de l’auteur, ou en tous cas de son personnage principal, est plus que dérangeante. <br />
]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-03-19T17:10:36+01:00</dc:date></item><item><title>Comment &quot;enseigner&quot; le concept de démocratie chrétienne?</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100314220722/comment-enseigner-le-concept-de-democratie-chretienne/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100314220722/comment-enseigner-le-concept-de-democratie-chretienne/</guid><description>

En ce jour d'élection, je n'ai pu m'empêcher de vous faire part d'une page du dernier tome du journal de Renaud Camus, &quot;Une chance pour le temps&quot;. L'auteur s'étonne d'entendre au journal télévisé, une dame professeur agrégée d'histoire et géographie dans un prestigieux lycée parisien, déclarer qu'il lui fallait trois heures de préparation pour ses cours : &quot;Et quand je vois le niveau ordinaire, en histoire, des quelques adolescents ordinaires que je  rencontre, lesquels en général n'ont pas la moindre idée claire de quelque épisode ou de quelque période que ce soit, je ne parviens pas à concevoir qu'un professeur agrégé, passé les deux ou trois premières années, peut-être, et encore, puisse être obligé de se livrer à trois heures de préparation pour un cours, ni même une seule.&quot; L'ami de l'auteur, Pierre, étant lui aussi professeur agrégé d'histoire, Renaud Camus poursuit : &quot; Pierre a là-dessus une position ambigüe. Il dit que lui même ne prépare ses cours, mais  il dit aussi qu'il a tort. Il trouve particulièrement difficile d'enseigner l'histoire contemporaine....il donne l'exemple de la démocratie chrétienne. Il dit qu'expliquer ce que peut bien être la démocratie chrétienne, le concept et la chose, à des lycéens de première, c'est la croix et la bannière :&quot;parce que nous, nous savons que les chrétiens, traditionnellement, dans la  République, avaient été plutôt à droite, ou même très à droite : alors il nous est facile de comprendre l'espèce de paradoxe et la nouveauté qu'ont pu représenter des démocrates chrétiens, des chrétiens démocrates. Mais, pour mes classes, les chrétiens sont des gens bien gentils, un peu gnangnan, qui sont prêts à se dévouer pour toutes les bonnes causes : pourquoi ne seraient ils pas démocrates? pourquoi faudrait il préciser qu'ils le sont? On ne comprend pas de quoi je parle.&quot;
- Mais justement : c'est ce que je dis. Ces lycéens sont tellement ignorants qu'il faut tout leur apprendre. Un professeur ne peut pas être lui-même tellement ignorant qu'il ait besoin de faire des recherches et de préparer son cours pour s'adresser à des gens qui ne savent rien. Tout ce qu'il pourra leur dire sera utile pour eux. Tout ce qu'il pourrait leur apprendre serait un progrès.&quot;

Ce passage m'a fait sourire car il se trouve que Bernard, mon ex-ami, lui aussi professeur agrégé, de lettres, me disait souvent, quand il partait donner ses cours au lycée de Noisielle (en ce temps là l'ami de Renaud Camus professait dans le même lycée, ils avaient d'ailleurs sympathisé), qu'il n'avait nul besoin de préparer ses cours... Je ne me mêlerai pas à ce débat, mais il me semble cependant que Renaud Camus a sous estimé le caractère &quot;prestigieux&quot; du lycée dans lequel enseignait cette dame, lycée dont les élèves ne sont guère représentatifs de ceux que l'on peut rencontrer en général....

Bonne occasion pour signaler que j'ai finalement  voté pour la démocratie chrétienne! Je n'ai donc pas voté blanc, dans tous les sens du terme, puisque le candidat Modem de l'Ile de France est métisse. Je voterai blanc au second tour. 

Quitte à en agacer encore certains, il m'arrive, la pression médiatique étant telle, que je me demande parfois si je n'ai pas &quot;mal pensé&quot;, si ma première appréciation des propos d'un tel ou d'un tel n'a pas été hâtive. Je n'ai jamais eu de sympathie particulière pour Gérard Longuet, loin de là, mais je trouvais ses propos récents sur la présidence de la Halde au moins dignes d'intérêt. Le tumulte qui a suivi aurait pu me faire douter, mais j'ai été rassuré en écoutant ce jour le débat hebdomadaire &quot;Jacques Julliard- Luc ferry&quot; sur LCI, les deux avaient le même sentiment que moi (ceci renvoie au dernier billet de mon autre blog : http://limbo.over-blog.org/)

Un roman fait actuellement beaucoup parler de lui : &quot;Sukkwan Island&quot;. Il s'agit de la première œuvre d'un jeune auteur américain, David Vann, l'histoire d'un père, en proie à des difficultés existentielles et conjugales, qui va amener son fils unique  sur un île déserte de l'Alaska pour essayer de renouer avec lui. Il est difficile d'imaginer un histoire plus noire que celle là, plus longue nouvelle que roman, avec un coup de théâtre, totalement imprévisible, on dirait presque &quot;gratuit&quot;, qui a l'originalité de survenir à mi-roman et non à la fin, ce qui rend &quot;étrange&quot;  et parfois décevante, toute la seconde partie qui finit par apparaitre comme un voyage dans la folie. Ce roman laisse certes des traces, il est écrit, mais on peut s'étonner de lire, après une seule œuvre, &quot;enfin le grand romancier américain qu'on attendait&quot;...

Pour clore ce billet ce petit extrait, qui m'a amusé, du journal de Renaud Camus, à l'entrée du &quot;22 avril 2007&quot; : &quot;Election présidentielle. A huit heures moins cinq on nous a annoncé que Richard Virenque, Jean Reno et Doc Gynéco faisaient leur entrée au Q.G. de campagne de Nicolas Sarkozy. Le nouveau régime était en place.&quot;
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100314-11459306654b9d4fce65ebb.jpg" width="410" height="600" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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En ce jour d'élection, je n'ai pu m'empêcher de vous faire part d'une page du dernier tome du journal de Renaud Camus, "Une chance pour le temps". L'auteur s'étonne d'entendre au journal télévisé, une dame professeur agrégée d'histoire et géographie dans un prestigieux lycée parisien, déclarer qu'il lui fallait trois heures de préparation pour ses cours : "Et quand je vois le niveau ordinaire, en histoire, des quelques adolescents ordinaires que je  rencontre, lesquels en général n'ont pas la moindre idée claire de quelque épisode ou de quelque période que ce soit, je ne parviens pas à concevoir qu'un professeur agrégé, passé les deux ou trois premières années, peut-être, et encore, puisse être obligé de se livrer à trois heures de préparation pour un cours, ni même une seule." L'ami de l'auteur, Pierre, étant lui aussi professeur agrégé d'histoire, Renaud Camus poursuit : " Pierre a là-dessus une position ambigüe. Il dit que lui même ne prépare ses cours, mais  il dit aussi qu'il a tort. Il trouve particulièrement difficile d'enseigner l'histoire contemporaine....il donne l'exemple de la démocratie chrétienne. Il dit qu'expliquer ce que peut bien être la démocratie chrétienne, le concept et la chose, à des lycéens de première, c'est la croix et la bannière :"parce que nous, nous savons que les chrétiens, traditionnellement, dans la  République, avaient été plutôt à droite, ou même très à droite : alors il nous est facile de comprendre l'espèce de paradoxe et la nouveauté qu'ont pu représenter des démocrates chrétiens, des chrétiens démocrates. Mais, pour mes classes, les chrétiens sont des gens bien gentils, un peu gnangnan, qui sont prêts à se dévouer pour toutes les bonnes causes : pourquoi ne seraient ils pas démocrates? pourquoi faudrait il préciser qu'ils le sont? On ne comprend pas de quoi je parle."<br />
- Mais justement : c'est ce que je dis. Ces lycéens sont tellement ignorants qu'il faut tout leur apprendre. Un professeur ne peut pas être lui-même tellement ignorant qu'il ait besoin de faire des recherches et de préparer son cours pour s'adresser à des gens qui ne savent rien. Tout ce qu'il pourra leur dire sera utile pour eux. Tout ce qu'il pourrait leur apprendre serait un progrès."<br />
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Ce passage m'a fait sourire car il se trouve que Bernard, mon ex-ami, lui aussi professeur agrégé, de lettres, me disait souvent, quand il partait donner ses cours au lycée de Noisielle (en ce temps là l'ami de Renaud Camus professait dans le même lycée, ils avaient d'ailleurs sympathisé), qu'il n'avait nul besoin de préparer ses cours... Je ne me mêlerai pas à ce débat, mais il me semble cependant que Renaud Camus a sous estimé le caractère "prestigieux" du lycée dans lequel enseignait cette dame, lycée dont les élèves ne sont guère représentatifs de ceux que l'on peut rencontrer en général....<br />
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Bonne occasion pour signaler que j'ai finalement  voté pour la démocratie chrétienne! Je n'ai donc pas voté blanc, dans tous les sens du terme, puisque le candidat Modem de l'Ile de France est métisse. Je voterai blanc au second tour. <br />
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Quitte à en agacer encore certains, il m'arrive, la pression médiatique étant telle, que je me demande parfois si je n'ai pas "mal pensé", si ma première appréciation des propos d'un tel ou d'un tel n'a pas été hâtive. Je n'ai jamais eu de sympathie particulière pour Gérard Longuet, loin de là, mais je trouvais ses propos récents sur la présidence de la Halde au moins dignes d'intérêt. Le tumulte qui a suivi aurait pu me faire douter, mais j'ai été rassuré en écoutant ce jour le débat hebdomadaire "Jacques Julliard- Luc ferry" sur LCI, les deux avaient le même sentiment que moi (ceci renvoie au dernier billet de mon autre blog : http://limbo.over-blog.org/)<br />
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Un roman fait actuellement beaucoup parler de lui : "Sukkwan Island". Il s'agit de la première œuvre d'un jeune auteur américain, David Vann, l'histoire d'un père, en proie à des difficultés existentielles et conjugales, qui va amener son fils unique  sur un île déserte de l'Alaska pour essayer de renouer avec lui. Il est difficile d'imaginer un histoire plus noire que celle là, plus longue nouvelle que roman, avec un coup de théâtre, totalement imprévisible, on dirait presque "gratuit", qui a l'originalité de survenir à mi-roman et non à la fin, ce qui rend "étrange"  et parfois décevante, toute la seconde partie qui finit par apparaitre comme un voyage dans la folie. Ce roman laisse certes des traces, il est écrit, mais on peut s'étonner de lire, après une seule œuvre, "enfin le grand romancier américain qu'on attendait"...<br />
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Pour clore ce billet ce petit extrait, qui m'a amusé, du journal de Renaud Camus, à l'entrée du "22 avril 2007" : "Election présidentielle. A huit heures moins cinq on nous a annoncé que Richard Virenque, Jean Reno et Doc Gynéco faisaient leur entrée au Q.G. de campagne de Nicolas Sarkozy. Le nouveau régime était en place."<br />
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Il y a quelques années Act-up avait menacé de révéler l'homosexualité d'un député français de la majorité actuelle, qui deviendra plus tard ministre, alors qu'il venait de manifester dans la rue contre le PACS. Cette situation est sans nul doute loin d'être une exception et l'on serait sans doute effaré si l'on connaissait le nombre d'homosexuels qui se comportent en homophobes. La vérité étant souvent au fond du verre, un état d'ébriété vient de permettre à un sénateur américain républicain ayant systématiquement voté contre toute disposition en faveur des homosexuels et ayant même mené une croisade anti-gay, de faire son coming-out. Arrêté en état d'ivresse à la sortie d'un bar gay, il vient de déclarer à la radio « Je suis gay…voilà les mots qui ont été si difficiles pour moi depuis si longtemps ». « La haine de soi » n'est cependant sans doute pas la seule raison de son comportement homophobe, puisqu'il a aussi déclaré dans un élan de sincérité désarmante « …que ses votes représentaient la façon suivant laquelle ses électeurs voulaient qu'il vote, pas son propre « conflit interne » ». Ce brave homme a décidé d'arrêter sa carrière politique. Ne désespérons cependant pas de tous les partis conservateurs puisque le même numéro en ligne d'illico où j'ai puisé cette information nous apprend que la parti conservateur anglais allait présenter 20 candidats ouvertement homosexuels aux prochaines législatives…L'histoire ne dit pas si c'est dans des circonscriptions où ils ont une chance d'être élus. Toujours dans ce numéro, cette intéressante déclaration du chef du Commandement central américain sur CNN, révélant « qu'il avait travaillé avec les agents de la CIA &quot;qui étaient connus pour être gays et une femme connue pour être lesbienne&quot;. &quot;Passées les 10 secondes où j'en ai pris conscience, c'est leur compétence professionnelle qui a dominé&quot;… &quot;la loi Don't ask, don't tell peut être réformée, franchement&quot;.

Tout ceci me rappelle que l'on vote dimanche, normalement cela aurait du être pour les « Régions » mais en fait, si j'ai bien compris, c'est pour ou contre Nicolaparte. Cette fois ci, ça me gratouille depuis 2 ou 3 scrutins, je crois bien que je vais voter blanc pour la première fois de ma vie. 
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100309-3775234574b9678913b9b2.jpg" width="318" height="430" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Il y a quelques années Act-up avait menacé de révéler l’homosexualité d’un député français de la majorité actuelle, qui deviendra plus tard ministre, alors qu’il venait de manifester dans la rue contre le PACS. Cette situation est sans nul doute loin d’être une exception et l’on serait sans doute effaré si l’on connaissait le nombre d’homosexuels qui se comportent en homophobes. La vérité étant souvent au fond du verre, un état d’ébriété vient de permettre à un sénateur américain républicain ayant systématiquement voté contre toute disposition en faveur des homosexuels et ayant même mené une croisade anti-gay, de faire son coming-out. Arrêté en état d’ivresse à la sortie d’un bar gay, il vient de déclarer à la radio « Je suis gay…voilà les mots qui ont été si difficiles pour moi depuis si longtemps ». « La haine de soi » n’est cependant sans doute pas la seule raison de son comportement homophobe, puisqu’il a aussi déclaré dans un élan de sincérité désarmante « …que ses votes représentaient la façon suivant laquelle ses électeurs voulaient qu’il vote, pas son propre « conflit interne » ». Ce brave homme a décidé d’arrêter sa carrière politique. Ne désespérons cependant pas de tous les partis conservateurs puisque le même numéro en ligne d’illico où j’ai puisé cette information nous apprend que la parti conservateur anglais allait présenter 20 candidats ouvertement homosexuels aux prochaines législatives…L’histoire ne dit pas si c’est dans des circonscriptions où ils ont une chance d’être élus. Toujours dans ce numéro, cette intéressante déclaration du chef du Commandement central américain sur CNN, révélant « qu'il avait travaillé avec les agents de la CIA "qui étaient connus pour être gays et une femme connue pour être lesbienne". "Passées les 10 secondes où j'en ai pris conscience, c'est leur compétence professionnelle qui a dominé"… "la loi Don't ask, don't tell peut être réformée, franchement".<br />
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Tout ceci me rappelle que l’on vote dimanche, normalement cela aurait du être pour les « Régions » mais en fait, si j’ai bien compris, c’est pour ou contre Nicolaparte. Cette fois ci, ça me gratouille depuis 2 ou 3 scrutins, je crois bien que je vais voter blanc pour la première fois de ma vie. <br />
]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-03-09T17:34:44+01:00</dc:date></item><item><title>L'arbre et la forêt</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100308000409/l-arbre-et-la-foret/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100308000409/l-arbre-et-la-foret/</guid><description>

Je crois avoir vu tous les films d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, depuis &quot;Jeanne et le garçon formidable&quot;, leur premier film dont le sujet était le Sida, jusqu'à &quot;nés en 68&quot; qui témoignait de l'influence de mai 68 quant à la libération &quot;gay&quot;. Même s'ils s'en défendent ils font œuvre de militant : «Il est nécessaire de parler et d'affronter son histoire&quot;,  ce qui se ressent  dans leur façon de filmer, admirablement décrite dans la critique du Monde de leur dernier film  : &quot;naturalisant avec une élégance distanciée la différence homosexuelle&quot;. &quot;L'Arbre et la forêt&quot; est, il me semble, leur plus beau film, le plus mature, le plus touchant. Il s'agit, conté dans le cadre intimiste de la narration d'un drame familial, de l'histoire des &quot;triangles roses&quot;, celle de la déportation des homosexuels. Les acteurs sont magnifiques, Guy Marchand (qu'on attendait pas dans un tel rôle!), Françoise Fabian et surtout Catherine Mouchet. En 2001 seulement, sous le gouvernement de Lionel Jospin, fût reconnue la déportation des homosexuels.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100308-15942524244b9430d345f3d.jpg" width="575" height="385" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Je crois avoir vu tous les films d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, depuis "Jeanne et le garçon formidable", leur premier film dont le sujet était le Sida, jusqu'à "nés en 68" qui témoignait de l'influence de mai 68 quant à la libération "gay". Même s'ils s'en défendent ils font œuvre de militant : «Il est nécessaire de parler et d’affronter son histoire",  ce qui se ressent  dans leur façon de filmer, admirablement décrite dans la critique du Monde de leur dernier film  : "naturalisant avec une élégance distanciée la différence homosexuelle". "L'Arbre et la forêt" est, il me semble, leur plus beau film, le plus mature, le plus touchant. Il s'agit, conté dans le cadre intimiste de la narration d'un drame familial, de l'histoire des "triangles roses", celle de la déportation des homosexuels. Les acteurs sont magnifiques, Guy Marchand (qu'on attendait pas dans un tel rôle!), Françoise Fabian et surtout Catherine Mouchet. En 2001 seulement, sous le gouvernement de Lionel Jospin, fût reconnue la déportation des homosexuels.]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-03-08T00:04:09+01:00</dc:date></item><item><title>Chochottes</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100227230825/chochottes/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100227230825/chochottes/</guid><description>


Sport et homosexualité, l'on savait que cela &quot;faisait problème&quot;. Un récent documentaire diffusé sur Canal + en janvier était assez édifiant. On croyait cependant que cela ne concernait que les sports collectifs, comme le foot, et l'on savait qu'un coming-out dans ces disciplines nécessitait un courage certain. Mais l'on croyait les sports individuels épargnés, on a vu tel nageur, ou tel plongeur révéler son homosexualité. Le patinage semblait hors d'atteinte de l'homophobie... Et voilà que conjointement notre ex-brillant champion dans cette discipline, Brian Joubert, déclare :«Certains patineurs ne nous aident pas. Ils sont efféminés et en rajoutent encore avec des frous-frous. Je me bats contre tous ces chichis, ça m'horripile. Pas étonnant ensuite qu'on passe tous pour des tatas ou des chochottes.», et que deux commentateurs de la télé canadienne, décrivent ainsi Johnny Weir :«Il a du rouge à lèvre, il s'habille de façon féminine, il a le droit mais c'est un très mauvais exemple. On va croire que les garçons qui patinent vont tous devenir comme ça». Brian Joubert a certes fait à moitié marche arrière en se disant &quot;petit con&quot; (&quot;gros con&quot; aurait été plus pertinent). Johnny Weir lui a su trouver les mots justes : &quot;J'espère que les gamins qui vont grandir comme moi je l'ai fait pourront ressentir la même liberté que j'ai eue d'être moi-même. C'est ça le plus important.... Je crois que la masculinité, c'est ce qu'on veut en faire&quot;
ll est amusant de voir des hétéros employer exactement les mêmes termes que certains gays : &quot;ils donnent une mauvaise image&quot;! Mais peut être après tout certains seront ils satisfaits, le combat pour le droit à &quot;l'indifférence&quot; progresse même chez les hétéros, ils veulent des homos &quot;virils&quot;.


Sarkozy  lui aussi semble bien décider à niveler les différences en s'entourant de tant de socialistes, soit en leur confiant des missions, soit en les nommant ministres! Lang, Rocard, Allègre, Kouchner, Strauss-Kahn, Besson, Migaud, Charasse, j''en oublie...Qui plus est la plupart d'entre  eux appartiennent (sauf Besson, tout de même!) à mon bestiaire Mitterrandiste préféré. Comment voulez vous après ça que j'ai encore envie de voter socialiste. Au moins si j'étais à Montpellier je pourrais voter Frèche! 
A quoi joue notre Nicolaparte? &quot;De quoi Sarkozy est il le nom&quot; était le titre d'un pamphlet du philosophe Alain Badiou. Tout simplement de la société actuelle, celle qui répugne à Renaud Camus. Un autre livre titre &quot;le Sarkozysme sans Sarkozy&quot; et dit en fait la même chose : &quot; Le sarkozysme, hélas, dépasse l'homme qui l'anime aujourd'hui. Le sarkozysme est une simplification du monde qui s'illustre dans le parler vrai et simple revendiqué par l'exécutif comme dans la solutionnite aiguë dont l'Etat est atteint. De l'homme prévu à l'homme prévisible, du déterminisme génétique à la prédiction de la dangerosité, une société sans risque, par conséquent sans liberté, se met en place. Avec la valorisation de la ploutocratie et de l'homme-marchandise (« l'homme n'est pas une marchandise comme les autres » dixit Nicolas Sarkozy), s'instaure un ordre chiffré, profondément antihumaniste, où tout doit être mesuré et maîtrisé. Le sarkozysme, c'est également l'emprise : l'omniprésence médiatique et l'Empire médiatique où s'organisent légitimations paradoxales, brouillage idéologique permanent, et une communication qui met l'expertise au service du populisme. »
Fin 2011 Sarkozy s'adressera peut être à nous : &quot; J'ai personnalisé ce que vous êtes devenu. j'ai fait mon job. tchao...&quot;

Dire, pour finir sur une note positive, combien j'ai aimé &quot;A single man&quot;.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100227-5988995344b8997b78338d.jpg" width="581" height="332" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Sport et homosexualité, l'on savait que cela "faisait problème". Un récent documentaire diffusé sur Canal + en janvier était assez édifiant. On croyait cependant que cela ne concernait que les sports collectifs, comme le foot, et l'on savait qu'un coming-out dans ces disciplines nécessitait un courage certain. Mais l'on croyait les sports individuels épargnés, on a vu tel nageur, ou tel plongeur révéler son homosexualité. Le patinage semblait hors d'atteinte de l'homophobie... Et voilà que conjointement notre ex-brillant champion dans cette discipline, Brian Joubert, déclare :«Certains patineurs ne nous aident pas. Ils sont efféminés et en rajoutent encore avec des frous-frous. Je me bats contre tous ces chichis, ça m’horripile. Pas étonnant ensuite qu’on passe tous pour des tatas ou des chochottes.», et que deux commentateurs de la télé canadienne, décrivent ainsi Johnny Weir :«Il a du rouge à lèvre, il s'habille de façon féminine, il a le droit mais c'est un très mauvais exemple. On va croire que les garçons qui patinent vont tous devenir comme ça». Brian Joubert a certes fait à moitié marche arrière en se disant "petit con" ("gros con" aurait été plus pertinent). Johnny Weir lui a su trouver les mots justes : "J'espère que les gamins qui vont grandir comme moi je l'ai fait pourront ressentir la même liberté que j'ai eue d'être moi-même. C'est ça le plus important.... Je crois que la masculinité, c'est ce qu'on veut en faire"<br />
ll est amusant de voir des hétéros employer exactement les mêmes termes que certains gays : "ils donnent une mauvaise image"! Mais peut être après tout certains seront ils satisfaits, le combat pour le droit à "l'indifférence" progresse même chez les hétéros, ils veulent des homos "virils".<br />
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Sarkozy  lui aussi semble bien décider à niveler les différences en s'entourant de tant de socialistes, soit en leur confiant des missions, soit en les nommant ministres! Lang, Rocard, Allègre, Kouchner, Strauss-Kahn, Besson, Migaud, Charasse, j''en oublie...Qui plus est la plupart d'entre  eux appartiennent (sauf Besson, tout de même!) à mon bestiaire Mitterrandiste préféré. Comment voulez vous après ça que j'ai encore envie de voter socialiste. Au moins si j'étais à Montpellier je pourrais voter Frèche! <br />
A quoi joue notre Nicolaparte? "De quoi Sarkozy est il le nom" était le titre d'un pamphlet du philosophe Alain Badiou. Tout simplement de la société actuelle, celle qui répugne à Renaud Camus. Un autre livre titre "le Sarkozysme sans Sarkozy" et dit en fait la même chose : " Le sarkozysme, hélas, dépasse l’homme qui l’anime aujourd’hui. Le sarkozysme est une simplification du monde qui s’illustre dans le parler vrai et simple revendiqué par l’exécutif comme dans la solutionnite aiguë dont l’Etat est atteint. De l’homme prévu à l’homme prévisible, du déterminisme génétique à la prédiction de la dangerosité, une société sans risque, par conséquent sans liberté, se met en place. Avec la valorisation de la ploutocratie et de l’homme-marchandise (« l’homme n’est pas une marchandise comme les autres » dixit Nicolas Sarkozy), s’instaure un ordre chiffré, profondément antihumaniste, où tout doit être mesuré et maîtrisé. Le sarkozysme, c’est également l’emprise : l’omniprésence médiatique et l’Empire médiatique où s’organisent légitimations paradoxales, brouillage idéologique permanent, et une communication qui met l’expertise au service du populisme. »<br />
Fin 2011 Sarkozy s'adressera peut être à nous : " J'ai personnalisé ce que vous êtes devenu. j'ai fait mon job. tchao..."<br />
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Dire, pour finir sur une note positive, combien j'ai aimé "A single man".<br />
]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-27T23:08:25+01:00</dc:date></item><item><title>De Maurice à Phillip Morris</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100223140535/de-maurice-a-phillip-morris/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100223140535/de-maurice-a-phillip-morris/</guid><description>

Avant de reprendre nos activités ce matin, nous avons pensé, Bertrand et moi, que pour se protéger de la vingtaine de degrés en moins que nous subissions depuis notre retour d'Israël, le mieux était d'aller voir « I love you Phillip Morris ». Il y a quelques jours Jeremy, sur son blog, nous disait combien il avait apprécié le film « Maurice », tiré du roman de Forsterqui traitait de l'homosexualité dans l'atmosphère puritaine du 19è siècle, écrit au début du 20è siècle mais publié seulement après sa mort en 1971. La sortie de « I love you Philip Morris » fait prendre conscience de manière saisissante de l'immensité du chemin parcouru. Dans ce film, l'homosexualité apparaît « banalisée » (« naturalisée » dira même un critique), ce qui explique sans doute les difficultés de distribution de ce film aux USA. Ceci en fait un film important de la culture gay, même s'il m'a peu touché, le passage incessant du comique, voire du burlesque, à la romance tuant l'émotion.
En commentaire du billet de Jeremy j'avais fait référence à Christopher Isherwood, sans savoir que son roman qui m'avait tant marqué et contribué à affirmer mon « identité » homosexuelle, « un homme au singulier », venait d'être porté à l'écran. Chez Isherwood l'homosexualité ne fait jamais problème en elle même, ses personnages l'assument comme un surplus de « vie », comme ces quelques lignes extraites du roman le montrent (il s'agit d'un cours sur les minorités donné par George, le personnage principal) : 
« Une minorité n'est perçue comme telle que si elle menace ; la majorité peut se fermer les yeux et dire : &quot;Si nous ignorons une chose assez longtemps, elle disparaîtra purement et simplement&quot; ; elle peut adopter une attitude libérale, considérer ces autres comme des êtres humains et ainsi les ignorer, les enfermer. La majorité refuse de poser la question de l'identité. Appartenir à une minorité c'est déjà avoir l'essence d'une identité, c'est détacher ce qui est vivant de ce qui est déjà presque mort&quot;.
Le roman montre comment la mort de son compagnon, préfigurant ce qui allait être le lot de tant de couples bien des années plus tard avec l'irruption du Sida, vient fragiliser dramatiquement cette « essence ».
Le film, bien accueilli au festival de Venise (prix d'interprétation masculine), serait une adaptation assez libre du roman, mais fidèle à son esprit. Les livres d'Isherwood, en dehors d' « Adieu à Berlin », sont souvent épuisés. Espérons que ce film sera l'occasion d'une réédition de « Un homme au singulier » et de « Un monde au crépuscule » et permettra de faire redécouvrir cet auteur. La photo en tête de ce billet est un portrait, par le peintre et ami Don Bachardy,  d'Isherwood et du jeune homme de 18 ans (qu'il rencontra à l'âge de 48 ans) qui a partagé sa vie jusqu'à sa mort 

Autre film dont j'attends avec impatience la sortie, « Shutter Island », adaptation par Scorcese d'un roman de Denis Lehane (l'auteur de «Mystic River»), un thriller dans l'univers de la maladie mentale. On est toujours inquiet de découvrir l'adaptation cinématographique d'un livre qui vous a ébloui, encore plus quand on en connaît la fin, coup de théâtre sidérant.


</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100223-21002609384b83d288790b7.jpg" width="320" height="222" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Avant de reprendre nos activités ce matin, nous avons pensé, Bertrand et moi, que pour se protéger de la vingtaine de degrés en moins que nous subissions depuis notre retour d’Israël, le mieux était d’aller voir « I love you Phillip Morris ». Il y a quelques jours Jeremy, sur son blog, nous disait combien il avait apprécié le film « Maurice », tiré du roman de Forsterqui traitait de l’homosexualité dans l’atmosphère puritaine du 19è siècle, écrit au début du 20è siècle mais publié seulement après sa mort en 1971. La sortie de « I love you Philip Morris » fait prendre conscience de manière saisissante de l’immensité du chemin parcouru. Dans ce film, l’homosexualité apparaît « banalisée » (« naturalisée » dira même un critique), ce qui explique sans doute les difficultés de distribution de ce film aux USA. Ceci en fait un film important de la culture gay, même s’il m’a peu touché, le passage incessant du comique, voire du burlesque, à la romance tuant l’émotion.<br />
En commentaire du billet de Jeremy j’avais fait référence à Christopher Isherwood, sans savoir que son roman qui m’avait tant marqué et contribué à affirmer mon « identité » homosexuelle, « un homme au singulier », venait d’être porté à l’écran. Chez Isherwood l’homosexualité ne fait jamais problème en elle même, ses personnages l’assument comme un surplus de « vie », comme ces quelques lignes extraites du roman le montrent (il s’agit d’un cours sur les minorités donné par George, le personnage principal) : <br />
« Une minorité n'est perçue comme telle que si elle menace ; la majorité peut se fermer les yeux et dire : "Si nous ignorons une chose assez longtemps, elle disparaîtra purement et simplement" ; elle peut adopter une attitude libérale, considérer ces autres comme des êtres humains et ainsi les ignorer, les enfermer. La majorité refuse de poser la question de l'identité. Appartenir à une minorité c'est déjà avoir l'essence d'une identité, c'est détacher ce qui est vivant de ce qui est déjà presque mort".<br />
Le roman montre comment la mort de son compagnon, préfigurant ce qui allait être le lot de tant de couples bien des années plus tard avec l’irruption du Sida, vient fragiliser dramatiquement cette « essence ».<br />
Le film, bien accueilli au festival de Venise (prix d’interprétation masculine), serait une adaptation assez libre du roman, mais fidèle à son esprit. Les livres d’Isherwood, en dehors d’ « Adieu à Berlin », sont souvent épuisés. Espérons que ce film sera l’occasion d’une réédition de « Un homme au singulier » et de « Un monde au crépuscule » et permettra de faire redécouvrir cet auteur. La photo en tête de ce billet est un portrait, par le peintre et ami Don Bachardy,  d’Isherwood et du jeune homme de 18 ans (qu’il rencontra à l’âge de 48 ans) qui a partagé sa vie jusqu’à sa mort <br />
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Autre film dont j’attends avec impatience la sortie, « Shutter Island », adaptation par Scorcese d’un roman de Denis Lehane (l’auteur de «Mystic River»), un thriller dans l’univers de la maladie mentale. On est toujours inquiet de découvrir l’adaptation cinématographique d’un livre qui vous a ébloui, encore plus quand on en connaît la fin, coup de théâtre sidérant.<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-23T14:05:35+01:00</dc:date></item><item><title>Massada</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100219195937/massada/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100219195937/massada/</guid><description>

Je n'avais pas imaginé trouver une connexion internet dans le Kibboutz du désert du Néguev où nous faisons étape ce soir. Le shabbat venant de commencer nous serons privé de vin au repas mais la responsable du lieu nous a rassuré : nous pourrons aller boire un verre au pub après le diner. 
Mercredi matin nous nous sommes donc dirigés de Tibériade vers le Mont Thabor où, selon la légende, le Christ aurait dévoilé sa nature divine à ses apôtres en apparaissant au coté des prophètes. La basilique édifiée en ce lieu est qualifiée de « sans intérêt » par le « petit futé », et « d'une des plus remarquables » par « Lonely planet ». Le collaborateur du petit futé devait manifestement être très fatigué….Dans l'après midi, avant d'atteindre la station balnéaire d'Ein Bokek, sur les bords de la mer morte, nous avons visité le site de Qumran où furent trouvés les manuscrits de la dite mer. La journée de jeudi nous sommes restés à Ein Bokek nous reposer un peu, certains d'entre nous en ont profité pour vérifier le principe d'Archimède, en se baignant. Ce matin nous avons découvert, un des chocs de ce voyage, Massada, et les vestiges inoubliables, dans un panorama somptueux, de la forteresse construite par Hérode le Grand. Selon Flavius Josephe la secte juive des « sicaires », qui étaient des Zélotes en révolte contre Rome, prirent Massada quelques années après la mort d'Hérode, avant, plutôt que de se rendre lors de la reconquête du lieu par l'occupant,  de se suicider collectivement. Puis, en route vers le Kibboutz, nous fîmes une halte rapide sur les pentes du  Mont Sodome, non sans avoir pris Bertrand et moi, quelques photos très « suggestives » pour nos sites de « chasse gay » et laisser des « traces » de notre passage, et avons pu apercevoir le rocher censé représenter la femme de Loth « statufiée » pour s'être retournée sur la destruction de Gomorrhe. Avant d'atteindre notre destination nous avons pu (heureusement que nous avions un 4/4 car sinon nous n'avions pas l'équipement pour une longue randonnée) aller sur les bords d'un des spectaculaires « Makhtesh » (cratères) du désert (celui que nous avons vu serait du à la chute d'une météorite).
Demain retour sur Tel Aviv, non sans avoir poursuivi la découverte des sites superbes qu'offre ce désert, avant de rentrer sur Paris dimanche en fin de journée.
On est frappé par l'absence de touristes (ou presque) dans les lieux naturels extraordinaires que nous avons vus, comme si Israël n'attirait que les « pèlerins » (les sites « religieux » sont bien sûr très visités), étonné aussi de voir si souvent des civils avec une arme à l'épaule. Un seul regret au terme de ce voyage, qu'il fût trop court, quelques jours de plus auraient été nécessaires, notamment pour aller jusqu'à Jéricho et Hébron en territoire palestinien (on ne peut y aller sans risque avec une voiture de location immatriculée en Israël; il aurait fallu prévoir des étapes pas loin d'un « passage » pour y laisser la voiture et prendre des transports en commun). 
L'impression aussi que je recevrais plus tout à fait de la même façon les informations qui nous parviendrons du conflit israélo-palestinien, j'en reviens plus pessimiste, plus convaincu encore que la situation est inextricable, qu'il faudrait voir surgir au même moment deux Nelson Mandela…..

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100219-201234514b7edf7a21a71.jpg" width="808" height="539" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Je n’avais pas imaginé trouver une connexion internet dans le Kibboutz du désert du Néguev où nous faisons étape ce soir. Le shabbat venant de commencer nous serons privé de vin au repas mais la responsable du lieu nous a rassuré : nous pourrons aller boire un verre au pub après le diner. <br />
Mercredi matin nous nous sommes donc dirigés de Tibériade vers le Mont Thabor où, selon la légende, le Christ aurait dévoilé sa nature divine à ses apôtres en apparaissant au coté des prophètes. La basilique édifiée en ce lieu est qualifiée de « sans intérêt » par le « petit futé », et « d’une des plus remarquables » par « Lonely planet ». Le collaborateur du petit futé devait manifestement être très fatigué….Dans l’après midi, avant d’atteindre la station balnéaire d’Ein Bokek, sur les bords de la mer morte, nous avons visité le site de Qumran où furent trouvés les manuscrits de la dite mer. La journée de jeudi nous sommes restés à Ein Bokek nous reposer un peu, certains d’entre nous en ont profité pour vérifier le principe d’Archimède, en se baignant. Ce matin nous avons découvert, un des chocs de ce voyage, Massada, et les vestiges inoubliables, dans un panorama somptueux, de la forteresse construite par Hérode le Grand. Selon Flavius Josephe la secte juive des « sicaires », qui étaient des Zélotes en révolte contre Rome, prirent Massada quelques années après la mort d’Hérode, avant, plutôt que de se rendre lors de la reconquête du lieu par l’occupant,  de se suicider collectivement. Puis, en route vers le Kibboutz, nous fîmes une halte rapide sur les pentes du  Mont Sodome, non sans avoir pris Bertrand et moi, quelques photos très « suggestives » pour nos sites de « chasse gay » et laisser des « traces » de notre passage, et avons pu apercevoir le rocher censé représenter la femme de Loth « statufiée » pour s’être retournée sur la destruction de Gomorrhe. Avant d’atteindre notre destination nous avons pu (heureusement que nous avions un 4/4 car sinon nous n’avions pas l’équipement pour une longue randonnée) aller sur les bords d’un des spectaculaires « Makhtesh » (cratères) du désert (celui que nous avons vu serait du à la chute d’une météorite).<br />
Demain retour sur Tel Aviv, non sans avoir poursuivi la découverte des sites superbes qu’offre ce désert, avant de rentrer sur Paris dimanche en fin de journée.<br />
On est frappé par l’absence de touristes (ou presque) dans les lieux naturels extraordinaires que nous avons vus, comme si Israël n’attirait que les « pèlerins » (les sites « religieux » sont bien sûr très visités), étonné aussi de voir si souvent des civils avec une arme à l’épaule. Un seul regret au terme de ce voyage, qu’il fût trop court, quelques jours de plus auraient été nécessaires, notamment pour aller jusqu’à Jéricho et Hébron en territoire palestinien (on ne peut y aller sans risque avec une voiture de location immatriculée en Israël; il aurait fallu prévoir des étapes pas loin d’un « passage » pour y laisser la voiture et prendre des transports en commun). <br />
L’impression aussi que je recevrais plus tout à fait de la même façon les informations qui nous parviendrons du conflit israélo-palestinien, j’en reviens plus pessimiste, plus convaincu encore que la situation est inextricable, qu’il faudrait voir surgir au même moment deux Nelson Mandela…..<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-19T19:59:37+01:00</dc:date></item><item><title>De Césarée à Tibériade</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100217072807/de-cesaree-a-tiberiade/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100217072807/de-cesaree-a-tiberiade/</guid><description>


Nous atteignîmes Césarée lundi matin. Chaque nouvel occupant s'étant acharné à détruire ce que le précédant avait laissé et reconstruit de la cité d'Hérode, Césarée n'est plus que ruines que des projections audiovisuelles essaient de faire revivre. Quelques beaux vestiges cependant, l'aqueduc, l'amphithéâtre romain, l'hippodrome où se déroulaient les courses de char et les fortifications ordonnées par Louis IX. Nazareth ensuite, sans grand intérêt, avant d'effleurer Haïfa (à peine le temps de voir l'université et un monastère carmélite), et d'atteindre St Jean d'Acre dont nous allions tombé sous le charme. Ne serait ce la population essentiellement arabe et très accueillante de la vieille ville, on pourrait se croire dans un village médiéval du sud de la France, tant les « croisés », Hospitaliers ou Templiers l'ont façonnée. Nous n'y avions prévu qu'une nuit , c'est bien dommage.
Mardi, avant de prendre la direction de Tibériade, nous sommes allés jusqu'à la frontière libanaise découvrir les grottes de Rosh Hanikra. Sur la route de Tibériade, une succession de lieux saints : le Mont des Béatitudes où règne un calme olympien (le qualificatif n'est peut être pas pertinent), l'Eglise de la multiplication des pains avec une mosaïque au sol du Vé siècle étonnamment conservée, la chapelle de la Primauté de Pierre où le Christ aurait désigné Pierre comme le bâtisseur de son Eglise, et surtout Capharnaüm avec les vestiges d'une synagogue du IVe siècle construite sur les ruines de celle où aurait prêché Jésus et l'étrange et plutôt laide église moderne en forme de soucoupe volante, posée comme telle sur les ruines de celle qui fût construite au IVe siècle là ou se serait trouvée  la maison de Pierre.
Ce matin nous faisons route vers le Mont Thabor.



</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100217-16464065564b7b8c4fdb40e.jpg" width="435" height="388" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Nous atteignîmes Césarée lundi matin. Chaque nouvel occupant s’étant acharné à détruire ce que le précédant avait laissé et reconstruit de la cité d’Hérode, Césarée n’est plus que ruines que des projections audiovisuelles essaient de faire revivre. Quelques beaux vestiges cependant, l’aqueduc, l’amphithéâtre romain, l’hippodrome où se déroulaient les courses de char et les fortifications ordonnées par Louis IX. Nazareth ensuite, sans grand intérêt, avant d’effleurer Haïfa (à peine le temps de voir l’université et un monastère carmélite), et d’atteindre St Jean d’Acre dont nous allions tombé sous le charme. Ne serait ce la population essentiellement arabe et très accueillante de la vieille ville, on pourrait se croire dans un village médiéval du sud de la France, tant les « croisés », Hospitaliers ou Templiers l’ont façonnée. Nous n’y avions prévu qu’une nuit , c’est bien dommage.<br />
Mardi, avant de prendre la direction de Tibériade, nous sommes allés jusqu’à la frontière libanaise découvrir les grottes de Rosh Hanikra. Sur la route de Tibériade, une succession de lieux saints : le Mont des Béatitudes où règne un calme olympien (le qualificatif n’est peut être pas pertinent), l’Eglise de la multiplication des pains avec une mosaïque au sol du Vé siècle étonnamment conservée, la chapelle de la Primauté de Pierre où le Christ aurait désigné Pierre comme le bâtisseur de son Eglise, et surtout Capharnaüm avec les vestiges d’une synagogue du IVe siècle construite sur les ruines de celle où aurait prêché Jésus et l’étrange et plutôt laide église moderne en forme de soucoupe volante, posée comme telle sur les ruines de celle qui fût construite au IVe siècle là ou se serait trouvée  la maison de Pierre.<br />
Ce matin nous faisons route vers le Mont Thabor.<br />
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Dès la zone d'embarquement de notre vol pour Tel Aviv nous allions être mis en condition pour notre première étape à Jerusalem. Alorsque nous assistions à l'expression très ostentatoire d'une pratique religieuse juive orthodoxe, un monsieur d'un certain âge, assis à mes côtés, saisissant sans doute la perplexité de mon regard, me demanda : "vous êtes juif"?" Moi si" répondit il à ma dénégation, "mais je condamne fermement ce spectacle, cela devrait être interdit comme la burqua, d'ailleurs demain la France sera musulmane; je crains que mes enfants soient obligés de la quitter comme ma femme et moi avons du quitter la Tunisie". Lui ayant dit que je trouvais ses inquiétudes excessives, il mit fin à la conversation.<br />
Nous étions en fait déjà à Jerusalem, Jerusalem est en nous. Tout sépare tout  dans cette ville. "Mur des lamentations" séparé de l'esplanade des Mosquées par une palissade infranchissable, mur en béton séparant jerusalem de Bethléem, interdiction de pénétrer pendant le shabat dans le quartier ultraorthdoxe, et surtout, le plus surprenant, séparations à l'intérieur même du St Sépulcre entre les églises arméniennes, orthodoxes et catholiques romaines où chacun a sa chapelle, sa procession, son service de sécurité.<br />
Deux jours ne sont pas suffisants pour découvrir Jerusalem et ses merveilles. Quelques moments très forts : la religiosité que l'on ressent jusqu'à l'émotion au mur des lamentations (qui contraste avec l'atmosphère "idolatre"  dans les lieux chrétiens), le dépouillement cistercien de l'église St Anne au début du chemin de croix, le chemin de croix lui même dans les rues de la vieille ville, la cérémonie d'ordination de prêtres selon le rite arménien dans la très belle église St Jacques, le passage, opressant, à pied, car notre chauffeur de taxi arabe (il est déconseillé d'y aller avec une voiture de location immatriculée en Israël) devait prendre un autre passage nous retrouver de l'autre côté, vers Bethléem.<br />
L'esplanade des mosquées n'était pas accessible aux "infidèles" vendredi et samedi, nous tenterons de revenir en fin de séjour. <br />
Samedi soir nous étions à Tel Aviv, un monde beaucoup plus familier avec ses bars gays, sa plage gay (mais séparée par un mur de la plage" ultraorthodoxe" qui lui est adjacente!).<br />
Demain départ pour Césarée, Nazareth et St Jean d'Acre.]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-14T22:46:04+01:00</dc:date></item><item><title>Départ pour Jerusalem</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100210223424/depart-pour-jerusalem/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100210223424/depart-pour-jerusalem/</guid><description>

Nous partons demain vers Israël, un voyage de 11 jours qui nous fera découvrir Jerusalem, notre première étape, puis Tel Aviv, Césarée, Safed, Tibériade, Haifa, Nazareth,  la mer morte, le désert du Negev, etc... Nous partons, Bertrand et moi, avec un autre couple, Bernard (mon ex) et l'ami pour lequel il m'a quitté (il y a près de 13 ans...). La mère de Bertrand n'a pu cacher son étonnement lorsqu'elle a su que nous partions avec mon &quot;ex&quot;. Appremment cela &quot;ne se fait pas &quot; chez les hétéros...

Il y a longtemps que je souhaitais visiter les lieux saints et notamment Jerusalem, à la croisée des 3 religions monothéistes (je ne pourrai ne pas penser à la scène finale du très grand roman d'Harry Mullish, &quot;A la découverte du ciel&quot;)

J'allais oublier la réponse à la devinette du billet précédent : l'auteur de la citation est BHL</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100210-20730451104b7323f122e85.jpg" width="158" height="227" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Nous partons demain vers Israël, un voyage de 11 jours qui nous fera découvrir Jerusalem, notre première étape, puis Tel Aviv, Césarée, Safed, Tibériade, Haifa, Nazareth,  la mer morte, le désert du Negev, etc... Nous partons, Bertrand et moi, avec un autre couple, Bernard (mon ex) et l'ami pour lequel il m'a quitté (il y a près de 13 ans...). La mère de Bertrand n'a pu cacher son étonnement lorsqu'elle a su que nous partions avec mon "ex". Appremment cela "ne se fait pas " chez les hétéros...<br />
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Il y a longtemps que je souhaitais visiter les lieux saints et notamment Jerusalem, à la croisée des 3 religions monothéistes (je ne pourrai ne pas penser à la scène finale du très grand roman d'Harry Mullish, "A la découverte du ciel")<br />
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J'allais oublier la réponse à la devinette du billet précédent : l'auteur de la citation est BHL]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-10T22:34:24+01:00</dc:date></item><item><title>Lumières et noirceurs de l'âme</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100208220446/lumieres-et-noirceurs-de-l-ame/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100208220446/lumieres-et-noirceurs-de-l-ame/</guid><description>


Dans le dernier numéro du Nouvel Observateur (je me réfère souvent à cet hebdomadaire mais il est le seul auquel je sois abonné...), Jacques Julliard discourt sur la haine en politique et notamment sur celle, la plus féroce sans doute depuis longtemps, entre Nicolaparte et Villepin. Il semble découvrir, lui qui pourtant a lu René Girard, que les grands écrivains (il cite Shakespeare et Descartes) nous en disent plus sur la &quot;nature&quot; humaine que Ricardo ou Marx. Saisissant passage où il  met  au défi de rendre compte de cet affrontement sans recourir à &quot; l'hypothèse de l'âme, de ses noirceurs, de ses lumières&quot; (pour les lecteurs de mon précédent billet, et surtout de son 13è commentaire, je souligne qu'il est écrit &quot;recourir à l'hypothèse&quot; et non pas &quot;preuve&quot;...). Il fût un temps où ce duel fratricide m'aurait réjoui (comme ceux, sans commune mesure toutefois, entre Giscard et Chaban, Chirac et Barre, Chirac et Balladur) car il pourrait conduire à une victoire du parti socialiste en 2012. Mais malheureusement je me sens (presque) aussi éloigné de ceux qui représentent actuellement ce parti que de ceux qui se réclament du parti majoritaire. L'épisode &quot;Georges Frèche&quot;, pitoyable règlement de compte ( il sait lui le français et n'a fait qu'employer l'expression « pas  catholique » dans le sens qu'elle a depuis des siècles, mais il est vrai qu'on veut tellement nous convaincre que la France n'a pas de racines chrétiennes qu'il est normal qu'on en oublie les dérives proverbiales de ce mot à partir du 16è siècle) interne à ce parti m'a attristé.

Jeudi je prendrai l'avion avec Bertrand, ainsi que mon ex et son ami, pour 10 jours de vacances en Israël (étonnante la question récurrente sur les &quot;chats&quot; de sites de rencontre gay lorsque j'annonçais ce départ : &quot;tu es juif&quot;?...).

 Avant de partir une petite devinette : qui a dit dans une interview au Journal du Dimanche&quot; du 7 février? :

&quot;Benoit  XVI je tente de le lire avec attention. Et, sur les relations judéo-chrétiennes, les procès d'intention systématiques qui lui sont faits sont juste incompréhensibles : outre qu'il met le débat à un niveau intellectuel élevé, il se situe dans la continuité totale de son prédécesseur, Jean Paul II. Quant à Pie XII, je demande simplement qu'on s'en tienne aux faits. Le fait que contrairement à ce que répètent en boucles les crétins, la plupart des archives sont ouvertes et consultables. Le fait est que, dans le silence assourdissant du monde entier sur la Shoah, il a été plutôt le moins silencieux de tous. Le fait est qu'il a, sans avions ni canons, plus dit et plus fait que Churchill, Roosevelt et de Gaulle réunis. Bien sûr qu'il aurait pu dire et faire davantage. Tout le monde peut toujours dire et faire davantage. Mais le présenter comme le &quot;pape d'Hitler&quot;, brocarder inlassablement sur ce fameux &quot;silence de Pie XII&quot; est absurde et assez déguelasse.&quot; 
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100208-2262438274b707c3fd31c0.jpg" width="550" height="777" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Dans le dernier numéro du Nouvel Observateur (je me réfère souvent à cet hebdomadaire mais il est le seul auquel je sois abonné...), Jacques Julliard discourt sur la haine en politique et notamment sur celle, la plus féroce sans doute depuis longtemps, entre Nicolaparte et Villepin. Il semble découvrir, lui qui pourtant a lu René Girard, que les grands écrivains (il cite Shakespeare et Descartes) nous en disent plus sur la "nature" humaine que Ricardo ou Marx. Saisissant passage où il  met  au défi de rendre compte de cet affrontement sans recourir à " l'hypothèse de l'âme, de ses noirceurs, de ses lumières" (pour les lecteurs de mon précédent billet, et surtout de son 13è commentaire, je souligne qu'il est écrit "recourir à l'hypothèse" et non pas "preuve"...). Il fût un temps où ce duel fratricide m'aurait réjoui (comme ceux, sans commune mesure toutefois, entre Giscard et Chaban, Chirac et Barre, Chirac et Balladur) car il pourrait conduire à une victoire du parti socialiste en 2012. Mais malheureusement je me sens (presque) aussi éloigné de ceux qui représentent actuellement ce parti que de ceux qui se réclament du parti majoritaire. L'épisode "Georges Frèche", pitoyable règlement de compte ( il sait lui le français et n'a fait qu'employer l'expression « pas  catholique » dans le sens qu'elle a depuis des siècles, mais il est vrai qu'on veut tellement nous convaincre que la France n'a pas de racines chrétiennes qu'il est normal qu'on en oublie les dérives proverbiales de ce mot à partir du 16è siècle) interne à ce parti m'a attristé.<br />
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Jeudi je prendrai l'avion avec Bertrand, ainsi que mon ex et son ami, pour 10 jours de vacances en Israël (étonnante la question récurrente sur les "chats" de sites de rencontre gay lorsque j'annonçais ce départ : "tu es juif"?...).<br />
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 Avant de partir une petite devinette : qui a dit dans une interview au Journal du Dimanche" du 7 février? :<br />
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"Benoit  XVI je tente de le lire avec attention. Et, sur les relations judéo-chrétiennes, les procès d'intention systématiques qui lui sont faits sont juste incompréhensibles : outre qu'il met le débat à un niveau intellectuel élevé, il se situe dans la continuité totale de son prédécesseur, Jean Paul II. Quant à Pie XII, je demande simplement qu'on s'en tienne aux faits. Le fait que contrairement à ce que répètent en boucles les crétins, la plupart des archives sont ouvertes et consultables. Le fait est que, dans le silence assourdissant du monde entier sur la Shoah, il a été plutôt le moins silencieux de tous. Le fait est qu'il a, sans avions ni canons, plus dit et plus fait que Churchill, Roosevelt et de Gaulle réunis. Bien sûr qu'il aurait pu dire et faire davantage. Tout le monde peut toujours dire et faire davantage. Mais le présenter comme le "pape d'Hitler", brocarder inlassablement sur ce fameux "silence de Pie XII" est absurde et assez déguelasse." <br />
]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-08T22:04:46+01:00</dc:date></item><item><title>Gay de naissance ou la faute à maman?</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100205114109/gay-de-naissance-ou-la-faute-a-maman/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100205114109/gay-de-naissance-ou-la-faute-a-maman/</guid><description>

Un article du Monde de hier après midi rapportait les travail de chercheurs de l'Université de Genève qui viennent de publier un livre sur le caractère inné ou acquis de l'homosexualité. Leur conclusion est sans appel, elle est le résultat d'une interaction entre le génétique et le biologique. On ne devient pas homosexuel, on l'est de naissance. Selon ces chercheurs ces travaux vont mettre l'Eglise en porte à faux car elle proclamerait, se fondant sur une approche analytique, que l'homosexualité est acquise. Il me semble que ces chercheurs sont bien optimistes l'Eglise a toujours su, parfois après une période de « résistance », intégrer les connaissance scientifiques sans toucher au dogme.
http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2010/02/04/l-homosexualite-est-genetique-selon-un-chercheur_1301366_3244.html#ens_id=1286181

Quoiqu'il en soit, ceux qui ont pu lire l'article datant de 4 ans de mon ancien blog, ci-dessous reproduit,  consacré à la question de l'origine de l'orientation du désir, pourront constater qu'il cela ne fait que confirmer ce que je disais :



« Je reviens donc sur cet épineux problème de l'origine innée ou acquise de l'homosexualité. On peut d'abord se demander pourquoi ce sujet soulève tant de passions, notamment chez les gays, l'adhésion à l'une ou à l'autre thèse relevant plus du domaine de la croyance, en fonction de ses préjugés et angoisses, de sa façon même de vivre son homosexualité, que d'une approche rationnelle. 
Les uns se satisfont mieux d'une genèse « psychologique » de l'orientation sexuelle (qu'il s'agisse de la version Freudienne qui en fait une anomalie de la maturation sexuelle, ou de la version Girardienne plus positive qui en fait une des figures possibles du désir mimétique), car elle laisse, leur semblent t'ils, la porte ouverte à une possible évolution de cette orientation, voire à une possibilité de choix ( n'entend on pas dire, ici où là, que l'homosexualité est un choix ?!), à la possible « culpabilisation » du milieu environnant (la famille en général), alors qu'ils ne voient dans la thèse innée qu'un fatalité oppressante. Les autres voient au contraire dans l'origine innée, génétique, de l'homosexualité, l'ancrage dans la « nature » de leur orientation sexuelle, aussi normale, fondamentale et immuable que la couleur des yeux. C'est une autre version du débat entre Nature et Culture, entre Rousseau et Voltaire. Certains vont même pour justifier leur opinion jusqu'à mettre en avant les dangers de la thèse contraire, comme si le degré de dangerosité d'une théorie suffisait à la rendre fausse ! En effet on connaît les dangers potentiels de chaque approche : la théorie analytique a justifié et justifie encore bien des attitudes répressives (C'est contre les psychanalystes que l'homosexualité a fini par être exclue de la classification des maladies mentales, de nombreux psychanalystes ont soutenu l'opposition aux revendications du mariage gay et de l'adoption ; le Vatican s'appuie sur la psychanalyse pour interdire la prêtrise aux homosexuels ) ; d'un autre côté, la découverte éventuelle du « gène » de l'homosexualité pourrait 
faire craindre un futur sinistre ( comme dans le film Bienvenu à Gataca) qui verrait l'émergence d'une société de la sélection par les gènes. 
Existe t'il des arguments plus rationnels ? Il faut d'abord définir de quoi l'on parle. Je n'envisagerai ici que l'homosexualité définie comme orientation exclusive du désir sexuel vers la même sexe ( évacuant le problème de la bisexualité, autre avatar Freudien, qui mériterait un traitement à part) et qui plus est masculine ( il se pourrait que l'homosexualité féminine soit plus complexe, plus hétérogène car le mouvement d émancipation de la femme a pu faire naître, à côté d'une homosexualité « biologique » de même type que la masculine, une homosexualité « sociale » basée sur la haine ou le refus de l'homme dans le sillage du MLF). Il faut enfin distinguer « désir sexuel » et « pratique sexuelle »,c'est à dire orientation de ce désir vers le même sexe d'une part et réalisation de ce désir d'autre part. C'est sur l'orientation du désir vers le même sexe que porte la controverse sur l'origine innée ou acquise de l'homosexualité? 
Que sait on? Il n'existe à ce jour aucune réponse définitive, irréfutable, mais seulement des hypothèses dont certaines sont bien plus crédibles que d'autres car bâties sur des faisceaux d'arguments. Si l'on appelle « acquis », tout ce qui est déterminé par ce qui advient après la naissance, alors il faut bien dire, qu'en dehors de « pures » théories spéculatives ( psychanalyse : voir ailleurs dans ce blog &quot;En finir avec la psychanalyse&quot;), il y a bien peu d'arguments en faveur de l'origine acquise de l'homosexualité. Il n'y a ainsi jamais eu d'études sérieuses sur la fréquence des « mères possessives » ou des » pères absents » chez les homosexuels, et même certaines tendraient à montrer que cette fréquence est la même chez l'hétérosexuel. La majorité des neurobiologistes défendent une origine biologique de l'homosexualité en se basant sur de nombreux arguments : l'existence d'une homosexualité animale, le côté universel, transculturel, du comportement homosexuel ( avec une fréquence qui semble assez semblable quelle que soit la culture), les études sur les jumeaux, les cas assez fréquents de fratries d'homosexuels, certaines études (certes controversées et parfois contradictoires) sur les différences au niveau des structures cérébrales impliquées dans le désir sexuel (hypothalamus), etc. Mais dire que l'homosexualité est probablement d'origine biologique, ne signifie pas qu'elle est héréditaire… En effet il semble peu probable qu'il existe un gène unique codant pour ce type de comportement, voire même plusieurs gènes. D'abord parce que la relation &quot;un gène/un comportement&quot;, simpliste, n'a jamais pu être mise en évidence, ensuite parce que la sélection naturelle, étant donné la pression biologique en faveur de la reproduction, aurait eu tendance à éliminer ce type de gènes. Il est toutefois possible qu'il y ait des traits génétiques favorisants, mais qui demanderont la présence d'autres facteurs pour que le comportement soit présent ( on explique ainsi l'homosexualité souvent partagée par les jumeaux, mais cependant pas toujours : une origine purement génétique produirait une concordance des comportement dans 100% des cas). D'où l'hypothèse selon laquelle l'homosexualité serait de nature EPIGENETIQUE. Qu'entend on par là ? Pendant la phase embryonnaire et fœtale, les groupes de neurone qui vont migrer vers (et constituer) les régions cérébrales impliquées dans le désir sexuel ( en gros l'hypothalamus), le font sous contrôle du programme génétique, mais avec des variations statistiques qui conduisent dans un certain pourcentage de cas à une variation topographique ou fonctionnelle de ces structures qui aboutira à des comportements différents. Ces « variations » sont bien sûr influencées par des facteurs environnementaux internes (température, hormones etc..) mais aussi par toute perturbation externe qui peut avoir des conséquences biologiques internes ( y compris par exemple l'angoisse de la mère pendant la grossesse, son comportement alimentaire, etc…). Ainsi, l'orientation homosexuelle du désir serait la conséquence de variations dans la structure du cerveau, minoritaires en fréquence, variations qui sont la conséquence d'une interaction entre la programmation génétique, éventuellement favorisante, et les facteurs aléatoires qui modifient l'environnement interne et externe du fœtus. L'homosexualité serait donc innée, au sens de pré-natale, mais aussi acquise puisque fonction de variations aléatoires du milieu. 
Il est bien entendu que ce mécanisme « épigénétique » est général ( encore appelé darwinisme neuronal par le prix Nobel de Médecine, George Edelman) et va bien au delà du seul comportement homosexuel. Selon cette hypothèse il n'y a aucun moyen de « prédire », in utero, un futur comportement homosexuel. 
Mais dire que l'orientation sexuelle du désir est prédéterminée durant le développement in utero, ne signifie pas que la façon dont ce désir va se « réaliser » est également déterminée. La façon dont l'homosexualité va s'exprimer ( ou ne pas s'exprimer et être &quot;refoulée&quot;) pourrait elle dépendre essentiellement de l'environnement post natal, de l'enfance et de la pression culturelle… 
En d'autres termes, t'as pas choisi d'être homo mais la façon dont tu l'es, folle, hypermacho, honteuse, etc… dépend en partie au moins de toi !&quot;
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100205-4938296184b6bf59e1c686.jpg" width="400" height="350" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Un article du Monde de hier après midi rapportait les travail de chercheurs de l’Université de Genève qui viennent de publier un livre sur le caractère inné ou acquis de l’homosexualité. Leur conclusion est sans appel, elle est le résultat d’une interaction entre le génétique et le biologique. On ne devient pas homosexuel, on l’est de naissance. Selon ces chercheurs ces travaux vont mettre l’Eglise en porte à faux car elle proclamerait, se fondant sur une approche analytique, que l’homosexualité est acquise. Il me semble que ces chercheurs sont bien optimistes l’Eglise a toujours su, parfois après une période de « résistance », intégrer les connaissance scientifiques sans toucher au dogme.<br />
http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2010/02/04/l-homosexualite-est-genetique-selon-un-chercheur_1301366_3244.html#ens_id=1286181<br />
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Quoiqu’il en soit, ceux qui ont pu lire l’article datant de 4 ans de mon ancien blog, ci-dessous reproduit,  consacré à la question de l’origine de l’orientation du désir, pourront constater qu’il cela ne fait que confirmer ce que je disais :<br />
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« Je reviens donc sur cet épineux problème de l’origine innée ou acquise de l'homosexualité. On peut d’abord se demander pourquoi ce sujet soulève tant de passions, notamment chez les gays, l’adhésion à l’une ou à l’autre thèse relevant plus du domaine de la croyance, en fonction de ses préjugés et angoisses, de sa façon même de vivre son homosexualité, que d’une approche rationnelle. <br />
Les uns se satisfont mieux d’une genèse « psychologique » de l’orientation sexuelle (qu’il s’agisse de la version Freudienne qui en fait une anomalie de la maturation sexuelle, ou de la version Girardienne plus positive qui en fait une des figures possibles du désir mimétique), car elle laisse, leur semblent t’ils, la porte ouverte à une possible évolution de cette orientation, voire à une possibilité de choix ( n’entend on pas dire, ici où là, que l’homosexualité est un choix ?!), à la possible « culpabilisation » du milieu environnant (la famille en général), alors qu’ils ne voient dans la thèse innée qu’un fatalité oppressante. Les autres voient au contraire dans l’origine innée, génétique, de l’homosexualité, l’ancrage dans la « nature » de leur orientation sexuelle, aussi normale, fondamentale et immuable que la couleur des yeux. C’est une autre version du débat entre Nature et Culture, entre Rousseau et Voltaire. Certains vont même pour justifier leur opinion jusqu’à mettre en avant les dangers de la thèse contraire, comme si le degré de dangerosité d’une théorie suffisait à la rendre fausse ! En effet on connaît les dangers potentiels de chaque approche : la théorie analytique a justifié et justifie encore bien des attitudes répressives (C’est contre les psychanalystes que l’homosexualité a fini par être exclue de la classification des maladies mentales, de nombreux psychanalystes ont soutenu l’opposition aux revendications du mariage gay et de l’adoption ; le Vatican s’appuie sur la psychanalyse pour interdire la prêtrise aux homosexuels ) ; d’un autre côté, la découverte éventuelle du « gène » de l’homosexualité pourrait <br />
faire craindre un futur sinistre ( comme dans le film Bienvenu à Gataca) qui verrait l’émergence d’une société de la sélection par les gènes. <br />
Existe t’il des arguments plus rationnels ? Il faut d’abord définir de quoi l’on parle. Je n’envisagerai ici que l’homosexualité définie comme orientation exclusive du désir sexuel vers la même sexe ( évacuant le problème de la bisexualité, autre avatar Freudien, qui mériterait un traitement à part) et qui plus est masculine ( il se pourrait que l’homosexualité féminine soit plus complexe, plus hétérogène car le mouvement d émancipation de la femme a pu faire naître, à côté d’une homosexualité « biologique » de même type que la masculine, une homosexualité « sociale » basée sur la haine ou le refus de l'homme dans le sillage du MLF). Il faut enfin distinguer « désir sexuel » et « pratique sexuelle »,c’est à dire orientation de ce désir vers le même sexe d’une part et réalisation de ce désir d’autre part. C'est sur l'orientation du désir vers le même sexe que porte la controverse sur l’origine innée ou acquise de l'homosexualité? <br />
Que sait on? Il n’existe à ce jour aucune réponse définitive, irréfutable, mais seulement des hypothèses dont certaines sont bien plus crédibles que d’autres car bâties sur des faisceaux d’arguments. Si l’on appelle « acquis », tout ce qui est déterminé par ce qui advient après la naissance, alors il faut bien dire, qu’en dehors de « pures » théories spéculatives ( psychanalyse : voir ailleurs dans ce blog "En finir avec la psychanalyse"), il y a bien peu d’arguments en faveur de l’origine acquise de l’homosexualité. Il n’y a ainsi jamais eu d’études sérieuses sur la fréquence des « mères possessives » ou des » pères absents » chez les homosexuels, et même certaines tendraient à montrer que cette fréquence est la même chez l’hétérosexuel. La majorité des neurobiologistes défendent une origine biologique de l’homosexualité en se basant sur de nombreux arguments : l’existence d’une homosexualité animale, le côté universel, transculturel, du comportement homosexuel ( avec une fréquence qui semble assez semblable quelle que soit la culture), les études sur les jumeaux, les cas assez fréquents de fratries d'homosexuels, certaines études (certes controversées et parfois contradictoires) sur les différences au niveau des structures cérébrales impliquées dans le désir sexuel (hypothalamus), etc. Mais dire que l’homosexualité est probablement d’origine biologique, ne signifie pas qu’elle est héréditaire… En effet il semble peu probable qu’il existe un gène unique codant pour ce type de comportement, voire même plusieurs gènes. D’abord parce que la relation "un gène/un comportement", simpliste, n’a jamais pu être mise en évidence, ensuite parce que la sélection naturelle, étant donné la pression biologique en faveur de la reproduction, aurait eu tendance à éliminer ce type de gènes. Il est toutefois possible qu’il y ait des traits génétiques favorisants, mais qui demanderont la présence d'autres facteurs pour que le comportement soit présent ( on explique ainsi l'homosexualité souvent partagée par les jumeaux, mais cependant pas toujours : une origine purement génétique produirait une concordance des comportement dans 100% des cas). D’où l’hypothèse selon laquelle l’homosexualité serait de nature EPIGENETIQUE. Qu’entend on par là ? Pendant la phase embryonnaire et fœtale, les groupes de neurone qui vont migrer vers (et constituer) les régions cérébrales impliquées dans le désir sexuel ( en gros l’hypothalamus), le font sous contrôle du programme génétique, mais avec des variations statistiques qui conduisent dans un certain pourcentage de cas à une variation topographique ou fonctionnelle de ces structures qui aboutira à des comportements différents. Ces « variations » sont bien sûr influencées par des facteurs environnementaux internes (température, hormones etc..) mais aussi par toute perturbation externe qui peut avoir des conséquences biologiques internes ( y compris par exemple l’angoisse de la mère pendant la grossesse, son comportement alimentaire, etc…). Ainsi, l’orientation homosexuelle du désir serait la conséquence de variations dans la structure du cerveau, minoritaires en fréquence, variations qui sont la conséquence d’une interaction entre la programmation génétique, éventuellement favorisante, et les facteurs aléatoires qui modifient l’environnement interne et externe du fœtus. L'homosexualité serait donc innée, au sens de pré-natale, mais aussi acquise puisque fonction de variations aléatoires du milieu. <br />
Il est bien entendu que ce mécanisme « épigénétique » est général ( encore appelé darwinisme neuronal par le prix Nobel de Médecine, George Edelman) et va bien au delà du seul comportement homosexuel. Selon cette hypothèse il n’y a aucun moyen de « prédire », in utero, un futur comportement homosexuel. <br />
Mais dire que l’orientation sexuelle du désir est prédéterminée durant le développement in utero, ne signifie pas que la façon dont ce désir va se « réaliser » est également déterminée. La façon dont l’homosexualité va s’exprimer ( ou ne pas s’exprimer et être "refoulée") pourrait elle dépendre essentiellement de l’environnement post natal, de l’enfance et de la pression culturelle… <br />
En d’autres termes, t’as pas choisi d’être homo mais la façon dont tu l’es, folle, hypermacho, honteuse, etc… dépend en partie au moins de toi !"<br />
]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-05T11:41:09+01:00</dc:date></item><item><title>Les extraterrestres aiment ils les &quot;Beatles&quot;</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100204201344/les-extraterrestres-aiment-ils-les-beatles/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100204201344/les-extraterrestres-aiment-ils-les-beatles/</guid><description>


Plusieurs journaux, ce dernier week end, ont fait part des inquiétudes de certains scientifiques. Ces &quot;experts&quot; s'inquiètent de la profusion des messages envoyés dans l'univers à destination d'éventuels extraterrestres : &quot;Lorsqu'on commence à émettre et à attirer l'attention sur nous, il faut faire très attention à l'image qu'on donne. Nous pouvons apparaître comme une menace pour eux&quot;. Si la plupart des messages ne leur posent pas trop de problèmes, il n'en va pas de même pour beaucoup d'autres dont ils doutent qu'ils donnent une image convenable de notre civilisation et se demandent de quel droit certains ont choisi cette représentation là : photos de célébrités, d'hommes politiques,  journaux de star etc....On ne saurait contester la pertinence de l'envoi des preuves de notre génie mathématique avec l'équation de Scroendinger, ou musical avec &quot;les variations Goldberg&quot;, mais une chanson des Beatles est ce bien raisonnable?
La probabilité de l'existence d'extraterrestres n'étant pas très élevée (des calculs mathématiques ont montré que si la vie consciente était répandu dans l'univers, l'échelle de temps de son apparition comparée à celle de l'univers  ferait qu'il y aurait un grand nombre de civilisations nées avant la notre qui auraient atteint un niveau technologique suffisant leur permettant de nous contacter; l'absence d'un tel contact est une preuve par l'absurde que nous sommes seuls), ces tentatives de communication risquent fort d'être une perte de temps fort couteuse. Néammoins si de telles civilisations évoluées existent, elles n'ont pas toutes forcément suivies notre évolution vers la déculturation et elles pourraient s'interroger sur l'intérêt d'une &quot;civilisation&quot; où les Beatles sont préférés à Bach...(je précise que je n'ai rien contre les Beatles même si je n'ai jamais été sensible à leur musique)

Je ne sais quelles photos  d'hommes politiques ont été envoyées dans l'espace mais on espère qu'il ne s'agit pas par exemple de celle de Nicolaparte en compagnie de Christian Clavier ou de Bigeard...

&quot; Mais comment faire confiance à cet homme là? Comment croire en lui? Comment le croire? Je ne peux pas ne pas voir en lui, éternellement, &quot;le second mari de Mme (Jacques) Martin&quot;. Il est comme un poisson dans l'eau non seulement dans le milieu médiatique, mais dans celui du show-business, et dans la frange ou plutôt dans la couche la moins savoureuse de celui_ci. ....N'empêche, je n'oublie pas les vacances avec Christian Clavier. Peut on croire sérieusement aux envolées lyriques sur la France et sur sa grandeur d'un homme qui volontairement passe ses vacances avec Christian Clavier? L'idée que c'est la France de Christian Clavier qui va nous gouverner (elle nous régit déja) me soulève le coeur&quot;
(Renaud Camus, Une chance pour le temps, Jouranl 2007)

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100204-6810547294b6b1c4028f36.jpg" width="600" height="600" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Plusieurs journaux, ce dernier week end, ont fait part des inquiétudes de certains scientifiques. Ces "experts" s'inquiètent de la profusion des messages envoyés dans l'univers à destination d'éventuels extraterrestres : "Lorsqu'on commence à émettre et à attirer l'attention sur nous, il faut faire très attention à l'image qu'on donne. Nous pouvons apparaître comme une menace pour eux". Si la plupart des messages ne leur posent pas trop de problèmes, il n'en va pas de même pour beaucoup d'autres dont ils doutent qu'ils donnent une image convenable de notre civilisation et se demandent de quel droit certains ont choisi cette représentation là : photos de célébrités, d'hommes politiques,  journaux de star etc....On ne saurait contester la pertinence de l'envoi des preuves de notre génie mathématique avec l'équation de Scroendinger, ou musical avec "les variations Goldberg", mais une chanson des Beatles est ce bien raisonnable?<br />
La probabilité de l'existence d'extraterrestres n'étant pas très élevée (des calculs mathématiques ont montré que si la vie consciente était répandu dans l'univers, l'échelle de temps de son apparition comparée à celle de l'univers  ferait qu'il y aurait un grand nombre de civilisations nées avant la notre qui auraient atteint un niveau technologique suffisant leur permettant de nous contacter; l'absence d'un tel contact est une preuve par l'absurde que nous sommes seuls), ces tentatives de communication risquent fort d'être une perte de temps fort couteuse. Néammoins si de telles civilisations évoluées existent, elles n'ont pas toutes forcément suivies notre évolution vers la déculturation et elles pourraient s'interroger sur l'intérêt d'une "civilisation" où les Beatles sont préférés à Bach...(je précise que je n'ai rien contre les Beatles même si je n'ai jamais été sensible à leur musique)<br />
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Je ne sais quelles photos  d'hommes politiques ont été envoyées dans l'espace mais on espère qu'il ne s'agit pas par exemple de celle de Nicolaparte en compagnie de Christian Clavier ou de Bigeard...<br />
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" Mais comment faire confiance à cet homme là? Comment croire en lui? Comment le croire? Je ne peux pas ne pas voir en lui, éternellement, "le second mari de Mme (Jacques) Martin". Il est comme un poisson dans l'eau non seulement dans le milieu médiatique, mais dans celui du show-business, et dans la frange ou plutôt dans la couche la moins savoureuse de celui_ci. ....N'empêche, je n'oublie pas les vacances avec Christian Clavier. Peut on croire sérieusement aux envolées lyriques sur la France et sur sa grandeur d'un homme qui volontairement passe ses vacances avec Christian Clavier? L'idée que c'est la France de Christian Clavier qui va nous gouverner (elle nous régit déja) me soulève le coeur"<br />
(Renaud Camus, Une chance pour le temps, Jouranl 2007)<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-02-04T20:13:44+01:00</dc:date></item><item><title>Le chat des frères Cohen</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100131235918/le-chat-des-freres-cohen/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100131235918/le-chat-des-freres-cohen/</guid><description>

Le dernier film des frères Cohen n'est pas d'un abord facile. Il vous hante bien après le générique de fin. Il m'avait semblé qu'une des &quot;clés&quot; de lecture de &quot;No country for old men&quot; était dévoilée dans la scène finale où l'on voit deux enfants commencer à se disputer pour un simple billet qui leur a été remis en remerciement d'une « bonne action » , le désir mimétique comme racine du problème du mal. Dans &quot; A serious men&quot; la grille de lecture est doublement inaugurale, dans le prélude, en forme de conte où un personnage, fantôme,  est à la fois &quot;mort et vivant&quot;, mais surtout dans l'exposé que fait Lary, le personnage central, professeur de physique quantique qui tente d'expliquer à ses élèves le paradoxe du &quot;chat de Schrödinger&quot; (se reporter à mon autre blog dont l'adresse est sur ce site pour plus de détail). Peu de  critiques ont semblé voir que ce héros va lui même expérimenter dans sa propre vie ce principe d'incertitude, il est  lui-même ce chat de Schrödinger, ni mort, ni vivant. La physique nous dit qu'on ne peut tout connaitre du &quot;réel&quot;, qu'il nous est &quot;voilé&quot;. Il en est de même pour la signification du mal, du malheur en série qui s'abat sur Larry. Il va tenter de chercher la réponse dans le religieux (il consulte successivement trois rabbins, des moments savoureux, car l'on rit beaucoup dans ce film noir), dont la réponse sera la même que celle de la physique, absente, nous ne savons pas : &quot;le bagage culturel dont on hérite est un atout, une richesse, à condition de ne pas le figer en dogme, de savoir s'en délester en le fécondant au contact des mille vents qui soufflent sur une existence&quot; (extrait d'une critique des inrrokuptibles&quot;). On ne peut jamais vraiment savoir ce qui se passe.
Il y a bien plus que cela dans ce film, le choc des cultures notamment, avec la judéité en arrière-plan culturel qui s'affronte à la modernité &quot;Goy-américaine&quot; : le fils de Larry est le symbole de cette &quot;rencontre&quot;, de cette &quot;déculturation&quot; (tout cela renvoie à tant de nos débats actuels). La scène finale montrera la vanité de son angoisse.
Les frères Cohen ont réalisé un film d'une intelligence inouïe, dont on ne peut sans doute saisir toute la richesse sans être imprégné de cette culture juive dans laquelle ils ont grandi.

Je pourrai faire mienne cette citation tirée de l'une de leurs  interviews : 
&quot;Nous n'avons rien à reprocher à nos parents, sauf de nous avoir privés d'une enfance intéressante&quot;
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100131-10762255604b660b2988cec.jpg" width="574" height="780" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Le dernier film des frères Cohen n'est pas d'un abord facile. Il vous hante bien après le générique de fin. Il m'avait semblé qu'une des "clés" de lecture de "No country for old men" était dévoilée dans la scène finale où l’on voit deux enfants commencer à se disputer pour un simple billet qui leur a été remis en remerciement d’une « bonne action » , le désir mimétique comme racine du problème du mal. Dans " A serious men" la grille de lecture est doublement inaugurale, dans le prélude, en forme de conte où un personnage, fantôme,  est à la fois "mort et vivant", mais surtout dans l'exposé que fait Lary, le personnage central, professeur de physique quantique qui tente d'expliquer à ses élèves le paradoxe du "chat de Schrödinger" (se reporter à mon autre blog dont l'adresse est sur ce site pour plus de détail). Peu de  critiques ont semblé voir que ce héros va lui même expérimenter dans sa propre vie ce principe d'incertitude, il est  lui-même ce chat de Schrödinger, ni mort, ni vivant. La physique nous dit qu'on ne peut tout connaitre du "réel", qu'il nous est "voilé". Il en est de même pour la signification du mal, du malheur en série qui s'abat sur Larry. Il va tenter de chercher la réponse dans le religieux (il consulte successivement trois rabbins, des moments savoureux, car l'on rit beaucoup dans ce film noir), dont la réponse sera la même que celle de la physique, absente, nous ne savons pas : "le bagage culturel dont on hérite est un atout, une richesse, à condition de ne pas le figer en dogme, de savoir s’en délester en le fécondant au contact des mille vents qui soufflent sur une existence" (extrait d'une critique des inrrokuptibles"). On ne peut jamais vraiment savoir ce qui se passe.<br />
Il y a bien plus que cela dans ce film, le choc des cultures notamment, avec la judéité en arrière-plan culturel qui s'affronte à la modernité "Goy-américaine" : le fils de Larry est le symbole de cette "rencontre", de cette "déculturation" (tout cela renvoie à tant de nos débats actuels). La scène finale montrera la vanité de son angoisse.<br />
Les frères Cohen ont réalisé un film d'une intelligence inouïe, dont on ne peut sans doute saisir toute la richesse sans être imprégné de cette culture juive dans laquelle ils ont grandi.<br />
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Je pourrai faire mienne cette citation tirée de l'une de leurs  interviews : <br />
"Nous n'avons rien à reprocher à nos parents, sauf de nous avoir privés d'une enfance intéressante"<br />
]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-01-31T23:59:18+01:00</dc:date></item><item><title>Instructions pour sauver le monde</title><link>http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100129223424/instructions-pour-sauver-le-monde/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.hyperion.gayattitude.com/20100129223424/instructions-pour-sauver-le-monde/</guid><description>

A la lecture d'un article du Monde ou de Libération, je ne sais plus, j'ai appris que les scientifiques s'effrayaient d'un conflit nucléaire, malheureusement possible, entre l'Inde et le Pakistan. Il suffirait que ce conflit voit l'utilisation d'une puissance atomique égale à 100 fois Hiroshima pour déclancher un hiver nucléaire qui aurait certes l'avantage de nous débarasser de Ben Laden dans sa banlieue pakistanaise, mais aussi, du fait du gigantesque nuage de poussières qui ferait écran à la chaleur solaire, de la plupart des espèces vivantes, l'humaine comprise. 
Nous étions jusqu'ici menacés par les &quot;catastrophistes&quot; des conséquences dramatiques du réchauffement climatique du à l'homme, voilà que nous pourrions succomber à une ère glaciaire elle aussi due à la folie humaine. Entre les deux mon coeur balance pour le premier, d'abord parce ce que la menace est incertaine (il ne pourrait s'agir, dixit ce cher Claude allégre, que d'un changement climatique et non d'un réchauffement...de nouvelles mesures viennent de montrer que la fonte des clottes glaciares était beuacoup moins importante qu'on ne l'avait dit...) mais surtout la seconde menace pourrait être une solution à la première, bien plus efficace que la dérisoire taxe carbone si elle s'avérait confirmée. En effet, nos &quot;experts&quot; devraient pouvoir calculer la bonne dose nucléaire, le nombre de fois &quot;Hiroshima&quot;, qui provoquerait une baisse des températures suffisante pour annuler l'effet du réchauffement sans provoquer de glaciation! Il faudrait bien sûr s'adresser à des &quot;experts&quot; plus &quot;experts&quot; que ceux qui ont été nos coneillers pour la pandémie de grippe porcine...

Une occasion peut être de se procurer le roman de Rosa Montero &quot;Instructions pour sauver le monde&quot;, que le Monde vient de qualifier de &quot; fable puissante mais désespérée sur la lutte contre le mal&quot;


Pendant ce temps là, Vilaine Pine qui, pour paraphraser un de nos &quot;béruriers&quot;, n'a vraiment pas une gueule très catholique, a cru un moment pouvoir se sortir des eaux marécageuses du dossier Clearstream, voit se compliquer un peu son désir de venir re-polluer la vie politqiue française.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/y/hyperion/20100131-12475119334b65490a51f62.jpg" width="117" height="180" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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A la lecture d'un article du Monde ou de Libération, je ne sais plus, j'ai appris que les scientifiques s'effrayaient d'un conflit nucléaire, malheureusement possible, entre l'Inde et le Pakistan. Il suffirait que ce conflit voit l'utilisation d'une puissance atomique égale à 100 fois Hiroshima pour déclancher un hiver nucléaire qui aurait certes l'avantage de nous débarasser de Ben Laden dans sa banlieue pakistanaise, mais aussi, du fait du gigantesque nuage de poussières qui ferait écran à la chaleur solaire, de la plupart des espèces vivantes, l'humaine comprise. <br />
Nous étions jusqu'ici menacés par les "catastrophistes" des conséquences dramatiques du réchauffement climatique du à l'homme, voilà que nous pourrions succomber à une ère glaciaire elle aussi due à la folie humaine. Entre les deux mon coeur balance pour le premier, d'abord parce ce que la menace est incertaine (il ne pourrait s'agir, dixit ce cher Claude allégre, que d'un changement climatique et non d'un réchauffement...de nouvelles mesures viennent de montrer que la fonte des clottes glaciares était beuacoup moins importante qu'on ne l'avait dit...) mais surtout la seconde menace pourrait être une solution à la première, bien plus efficace que la dérisoire taxe carbone si elle s'avérait confirmée. En effet, nos "experts" devraient pouvoir calculer la bonne dose nucléaire, le nombre de fois "Hiroshima", qui provoquerait une baisse des températures suffisante pour annuler l'effet du réchauffement sans provoquer de glaciation! Il faudrait bien sûr s'adresser à des "experts" plus "experts" que ceux qui ont été nos coneillers pour la pandémie de grippe porcine...<br />
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Une occasion peut être de se procurer le roman de Rosa Montero "Instructions pour sauver le monde", que le Monde vient de qualifier de " fable puissante mais désespérée sur la lutte contre le mal"<br />
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Pendant ce temps là, Vilaine Pine qui, pour paraphraser un de nos "béruriers", n'a vraiment pas une gueule très catholique, a cru un moment pouvoir se sortir des eaux marécageuses du dossier Clearstream, voit se compliquer un peu son désir de venir re-polluer la vie politqiue française.<br />
]]></content:encoded><dc:creator>hyperion</dc:creator><dc:date>2010-01-29T22:34:24+01:00</dc:date></item></channel></rss>